Au bout de cinq minutes, il me dit qu’il y a eu un Fouex, un sale type qui a été buté avant la guerre dans une boîte de Pigalle. De toute façon, ça ne me convient pas.

Sur ce, Bertin me sonne.

— Du neuf ? je lui lance.

Il fait un signe affirmatif.

— L’appel dont vous parlez a été émis par un abonné du central Jasmin. Son adresse, c’est le 12, rue de la Pompe ; son nom est Fouex.

Je fais un écart en arrière comme le bourrin de ce hussard au sourire si doux, dont le père Hugo parle dans un de ses bouquins. Entre parenthèses, cette citation pour vous montrer qu’on peut être flic et avoir des lettres.

Rue de la Pompe, 12 ; c’est précisément l’adresse figurant sur la carte d’identité de la soi-disant Germaine Fouex.

M’est avis que si je ne catapulte pas à cette adresse, je suis la plus belle crème de gland qui se soit jamais promenée dans une paire de godasses pointure 43 !

— Merci, petit, je fais. Demande que le téléphone de cet abonné soit branché sur une table d’écoute. Je veux un rapport complet sur les communications demandées ou reçues par ce numéro, vu ?

— Parfaitement, monsieur le commissaire.