Je lui donne une pichenette au menton.

— Si ç’avait été un comédien fumable, vous l’auriez tout de suite reconnu, non ? C’est les lavedus qu’on enterre dans votre bottin…

Elle ne peut s’empêcher de rigoler.

— Ma foi, dit-elle, ce garçon ne doit pas très bien se défendre, en effet. Il a prêté son concours à des manifestations artistiques privées…

— Je vois…

— Mais il ne faut pas conclure trop vite, reprend-elle. Il y a tellement de comédiens et si peu de théâtres.

Je la salue et je prends congé.

Je ne sais pas ce que vous pensez de tout ça, mais quant à moi, il me semble que ça commence à se défricher dans le patelin. Je viens d’avoir l’identité de la victime. C’est un point. Un bon point !

Pourquoi est-ce que je m’obstine depuis le coup de revolver à appeler Georges Gerfault la victime ?

Pourquoi ai-je eu immédiatement le sentiment qu’on venait de tuer ce garçon ?