— O.K., murmuré-je.
Ce que je viens d’apprendre me fortifie dans l’idée que j’ai mis la main sur le mort idéal.
— Ton Polak me botte, je dis à Ribot ; je vais l’adopter… Un fourgon mortuaire piloté par l’un de nos chauffeurs viendra en prendre livraison. Fais préparer les paperasses pour le transfert… Le gars s’en va sur Paris ; officiellement il est réclamé par un cousin, vu ?
— D’accord…
Ribot me considère d’un air flou.
— Tu repars quand ? me demande-t-il.
— Tout de suite…
— Tu ne peux pas disposer d’une petite heure encore ?
— Pourquoi ?
— Parce que je connais un petit coin où on mange le poulet en barbouille, recette berrichonne, c’est une pure merveille de l’art culinaire français. Fermez le ban ! je brame en rigolant…