Le silence toujours…
Pas la peine d’hésiter, pour la seconde fois, j’ai recours à mon outil de précision.
La serrure n’est pas plus récalcitrante que l’autre. Je pénètre dans le vestibule où flotte une odeur mièvre de renfermé.
Un rapide calcul me fait deviner la pièce où la personne à longue-vue se tient.
J’en tourne le loquet et je me jette de côté.
Mais si je croyais dérouiller une nuée de valdas, je me suis singulièrement gouré car, là encore, c’est le silence.
Un silence à couper au couteau…
Je risque un œil prudent. La pièce est vide… J’entre. Je vais à la croisée. Je soulève un coin du rideau et, effectivement, j’aperçois très distinctement la terrasse où s’érige la hutte de feu la môme Blavette.
Je bigle autour de moi ; rien ne permet de déceler le séjour récent de quelqu’un… Si pourtant ; une odeur… Un parfum assez âcre que j’ai déjà reniflé quelque part. De cela, je suis absolument certain. Voyez-vous, je possède, entre autres dons naturels, la mémoire du nez… Oui, cette odeur âcre, ce parfum de tubéreuse, a déjà chatouillé mon renifleur… Mais où ? Mais quand ?
Je trouverai bien.