Je respire profondément pour bien enregistrer la sensation délicate qu’il me procure. Puis je visite le reste de l’appartement. Dans la cuisine, il y a une porte, non fermée au verrou, qui accède à l’escalier de service. C’est par là que mon voyeur s’est débiné en entendant mon coup de sonnette. J’ai agi comme une portion de courge ; j’ai eu tort de sacrifier aux usages… Si je me mets à devenir mondain, à cette heure !

Je bondis sur le palier afin de rebicher l’ascenseur. Avec un brin de chance, la pipelette aura peut-être vu sortir le mystérieux renoucheur… Et, comme il aura été obligé de se tasser les sept étages, il me sera peut-être possible de le rattraper. Là encore, je dois déchanter. La jeune concierge est là, regardant à l’intérieur de l’appartement avec curiosité…

Si elle est là, elle n’a pu voir sortir la personne qui m’intéresse.

— Où donne la sortie de service ? je demande.

— Dans l’impasse d’à côté…

Je bondis dans l’ascenseur sans m’occuper de ses glapissements.

Une fois dehors, je repère l’impasse dont a parlé la cerbère. Evidemment, il n’y a personne.

Je l’ai dans le baigneur !

Je pousse un juron si puissant que douze personnes se retournent.

Enfin, je vais toujours retourner à mes macchabées !