Le gars de l’article s’en est donné à cœur joie avec des images toutes faites…

Dans chaque paragraphe de l’article, il y a des « méthodes de Chicago », des « la malheureuse », des « mystérieux agresseurs », etc. Mais l’essentiel s’y trouve, fort bien présenté. On dit en conclusion que la jeune fille est à la clinique Rondeau dans un état très grave, mais non désespéré… Plusieurs perforations intestinales, deux balles à moins de deux centimètres du cœur, etc. Rien de vital heureusement. Son état d’extrême faiblesse n’a pas permis à la police de l’interroger mais, à la suite d’une intervention chirurgicale et de plusieurs transfusions de sang, il est probable qu’elle subira dès le lendemain un premier interrogatoire.

C’est juste ce que je désirais : du sur mesure en quelque sorte !

Si vraiment les mecs qui ont dessoudé la fille tiennent à lui clore définitivement le clapet, cet article va les inquiéter, non ? Ou alors vaut mieux ne pas se lancer dans la logique et, en ce cas, autant raccrocher sa cervelle au portemanteau tout de suite !

Je laisse tomber le canard pour me plonger dans des réflexions profondes.

La lumière pâlotte de la pièce avive l’acuité de mon caberlot.

Le parfum qui flottait tout à l’heure dans l’appartement vide me tourmente comme une crise d’urticaire… Je me gratte donc la matière grise avec frénésie.

Ce parfum ? Où l’ai-je respiré, déjà ?

Voyons, quelles sensations réveille-t-il en moi ?

Des sensations de verdure et de mort… De verdure et de mort !