— Les salauds de salauds de bon Dieu ! hurle-t-il, ils m’ont nettoyé Jérémy, mon secrétaire !

— Ils ont leur compte, dis-je…

Je me mets en devoir de fouiller les morts ; je ne trouve sur eux aucun papier. La méthode de la terre brûlée chère à Bunks est efficace.

Je suis salement écœuré.

— M…, dis-je, je rentre à Paris. Occupez-vous des morts, empreintes, photos… Embarquez la fille qui est dans la chambre là-haut, récupérez le propriétaire de cette auto… Vous m’adresserez les renseignements au fur et à mesure à Paris, d’accord ?

— Entendu.

— Pendant que vous y êtes, faites visiter tous les hôtels et toutes les pensions de la ville. Cherchez une certaine Christia Bunks. C’est une ravissante fille de vingt ans, blonde, bronzée, une vraie pin-up. Si par hasard vous la dénichez, collez un homme à ses trousses et surveillez étroitement ses agissements.

Je lui tends la main.

— Et mille regrets pour votre secrétaire ; mais ça ne lui serait pas arrivé s’il avait choisi de faire un métier moins con que le nôtre !

TROISIÈME PARTIE