Elle rouvre son œil clos.

— Une dernière chose à me dire ?

— Non, une question à vous poser…

— J’écoute…

— Vous croyez qu’il est nécessaire de m’abattre ? Moi, je peux vous l’avouer, j’en ai marre, et si j’étais de l’autre côté du colt, je vous laisserais la vie sauve.

— Bien sûr, dit-elle, un flic, ça a l’âme tendre, chacun sait cela !

Elle ricane :

— Je ne suis pas un flic.

— Non, Christia, et votre âme est aussi tendre qu’une bordure de trottoir. Vous l’avez du reste prouvé à Cannes en faisant abattre cette fille et en la poursuivant jusque dans la clinique où elle agonisait soi-disant. A propos, pourquoi vouliez-vous tellement la supprimer ? Que savait-elle de si dangereux pour vous ?

La fille ricane :