La môme s’avance. Gentillette et le regard farceur.
— Vous allez sur Oppenau ? demande-t-elle…
Son français est un peu épais, mais très correct.
— Ya, Fräulein, dit mon gars. Donnez-vous la peine de grimper.
Je descends de la jeep, j’ouvre la portière à la fille et je lui passe sa mallette.
— Vous allez à Oppenau ? questionne le soldat.
— Non, dit-elle, je vais en réalité à Strasbourg.
— Nous aussi !
— C’est splendide !
Elle a du mal à prononcer ce dernier mot.