Parvenu au rez-de-chaussée, je pousse une porte de fer et je continue ma descente dans le sous-sol.

Dans cette région se tiennent les salles d’entraînement au tir. J’aperçois quelques-uns de mes collègues qui s’entraînent à faire des cartons.

Je leur adresse un petit salut de la main et je continue mon chemin jusqu’à l’extrémité du couloir. Là, se dresse la grille massive d’une porte. J’appuie sur un déclic dissimulé dans une anfractuosité du mur et la porte s’ouvre. De l’autre côté, le couloir se poursuit, plus étroit. Encore une porte de bois, épaisse comme un matelas Dunlopillo. Je frappe.

Un grand escogriffe vient m’ouvrir, un journal à la main.

— Bonjour, Gaudrant, je lui fais, tu passes de vraies vacances, ma parole !

Il rouscaille.

— Drôles de vacances… Pour le grand air, on est servi, et puis la vue sur la mer est tellement chouette…

Il fait le tour de la pièce blanchie à la chaux et seulement meublée d’un fauteuil de bureau.

— Quatre pas en long, trois en large… J’ai compté cent vingt fois depuis ce matin…

« Et dire que j’ai voulu faire ce métier parce que j’aimais vraiment l’action. »