Elle bat des cils.
— Je commençais à penser que vous m’aviez abandonnée…
— Et ça vous faisait quoi ?
— De la peine, balbutie-t-elle en détournant les yeux.
Ce genre d’aveu appelle automatiquement le baiser.
Je la prends par le haut des bras, je la soulève littéralement de son fauteuil et je colle mes lèvres sur les siennes.
Venant d’une bergère qui est toute nue sous une robe de chambre flottante, ça vous incline davantage à potasser le rapport Kinsey plutôt que les derniers imprimés sur les indirectes. Je l’entraîne jusqu’au paddock en lui débitant de ces mots sans suite et sans fin qui fouettent le sang.
Lorsqu’on a suffisamment joué à la bête à deux dos, je lui roule un patin final. Vous remarquerez que l’amour commence et finit toujours de la même façon…
— Bon, si tu permets, ma chérie, je vais me raser un peu, je dis… Pour te sortir, c’est indispensable, j’ai un de ces pièges qui me fait ressembler à un acteur italien.
— Vous avez un rasoir ?