Peut-être est-ce cette attitude enveloppante qui me décide. Je me lève, je passe ma veste. Je sors mon pétard… Je vais à la potiche, la renverse sur le lit et récupère mes dragées… Je recharge posément le décrasseur en la regardant tendrement.

Elle est devenue un peu pâlichonne, faut reconnaître. Mais elle ne bronche pas.

J’ouvre son sac à main, je récupère l’épingle et la fixe à mon revers.

Enfin, je me tourne vers elle.

— Alors ? je demande.

Elle n’a pas un geste. Ses joues sont tirées, ses narines pincées et il y a dans ses yeux des lueurs inquiétantes.

Je m’approche d’elle, à petits pas. Je lui flanque une mornifle carabinée qui l’envoie valdinguer sur la carpette.

Et je redis :

— Alors ?

Sur un ton engageant.