— Je ne sais rien !

— Non ?

— Si !

— Même pas où l’on peut contacter les zouaves de Karl ?

Elle se campe devant moi, ardente, sauvage !

— Ecoutez bien, commissaire. Je ne parlerai pas. Chez nous, il n’y a pas de… comment appelez-vous ça… de lavettes ! Nous savons nous taire ! Vous m’avez eue, très bien… Mais je vous préviens tout de suite que vous ne tirerez rien de moi.

Elle a parlé, moins sous l’effet de la colère que pour mettre au point la situation.

Je sais qu’elle a dit vrai. Elle ne parlera pas. Eh bien, me voilà beau avec un nouveau pensionnaire clandestin.

Alors, une idée diabolique me traverse le cerveau.

Une de ces idées comme heureusement on n’en a que très peu et dont il est inutile de se vanter.