— Oui…
— Qui ?
— Je ne le connais pas… Ça n’est du reste pas son identité qui m’intéresse… ou si peu ! J’ai besoin d’un mort et il fait l’affaire.
Ribot est à deux doigts de l’apoplexie.
— Tu as besoin d’un mort ?
— Je viens de te le dire.
— Pour… pour quoi faire ? juge-t-il bon de bégayer…
— Oh, pas pour passer la paille de fer, évidemment… Il n’y a pas grand-chose qu’on puisse demander à un type cané. Alors, ce mort-là, je ne lui demande pas autre chose que de continuer à être mort. Je ne peux pas t’expliquer ça, comme dit le Vieux : secret professionnel. Je t’en ai déjà trop dit !
Ribot, il est peut-être pointilleux, mais il a le respect du boulot. Du moment qu’un collègue lui dit n’avoir pas le droit de l’ouvrir, il n’insiste pas.
— Bon… En quoi puis-je t’être utile ?