— Non ! intervient à nouveau Pernette.

Elle souffle :

— L’escalier de service !

Ce disant, elle ouvre la porte étroite qui donne sur un escalier assez sombre.

C’est elle qui entraîne le lot. Je la suis bon gré mal gré. J’ai juste le temps, avant de disparaître dans l’escalier en question, de voir l’un des Jaunes frapper la bonne à toute volée avec la crosse de son arme.

Un cri escamoté… Un bruit sourd…

Nous dévalons les marches de bois quatre à quatre. Pernette semble saisie par une espèce de frénésie. C’est la frénésie de la trouille, je la connais.

Elle connaît les lieux admirablement. Peut-être a-t-elle déjà envisagé cette fugue ?

Nous accédons à un étroit palier sur lequel s’ouvrent trois portes. L’une qui donne sur l’entrée principale de l’immeuble, l’autre qui conduit à la cave, la troisième enfin qui accède à une courette étroite.

C’est cette dernière qu’elle pousse.