— Vite, rentrons ! supplie Pernette.
Elle appuie sur la sonnette. La boniche tarde à se présenter après les recommandations que je lui ai faites…
Enfin, elle vient ouvrir. Je renonce à vous affranchir sur son étonnement. Elle entrave de moins en moins ce qui se passe, la soubrette. Peut-être, après tout, qu’elle se croit au ciné, dans un vache film de gangsters…
Elle recule pour nous laisser entrer. Les deux tueurs claquent la porte.
— Enlevez-moi ça ! supplie Pernette.
— Il faudrait un outil, dit le second polichinelle. Avez-vous des pinces et un tournevis ?
— Allons voir à la cuisine, mais faisons vite, car il a prévenu la police et des renforts vont arriver…
À peine sommes-nous dans la cuisine qu’un vibrant coup de sonnette nous fait sursauter. Les deux Jaunes se regardent, très calmes en apparence.
— La police ! fait Pernette. C’est trop tard, les voilà…
Le premier Chinetock avance à nouveau son rigolo vers moi, bien décidé à me régler mon compte.