— Vraiment ! ironise-t-elle.
— Vraiment ! renchéris-je.
— Comment ?
— À pied, pour commencer, après… nous aviserons.
Je m’assieds sur le lit à ses côtés. Je passe une main autour de son cou. Le contact la fait frissonner.
— S’il n’y avait pas cette saloperie de guerre, on pourrait signer un pacte d’assistance mutuelle tous les deux, non ?
Elle me tend la bouche.
— N’oubliez pas que je tiens un revolver appuyé contre votre hanche, lui dis-je avant de l’embrasser.
C’est dangereux de se mettre à embrasser une fille pareille sur un lit. On sait comment ça commence, mais on ne sait pas comment ça finit.
Rappelez-vous qu’il me faut une sacrée force de caractère pour lui faire le grand jeu sans lâcher mon pétard. Moi j’aime bien jouer au sifflet dans la tirelire avec une louve. Ça donne de l’agrément à la chose.