— Cette nuit, un avion doit venir me prendre dans un champ, du côté de Crémieux, vous ne pourriez pas lui porter les colibards ?

— Si, fait Stéphane ; je vais alerter mon équipe. Nous irons ensemble jusqu’au lieu d’envol, ou bien préférez-vous que nous nous y rendions séparément ?

— Vous irez seul, dis-je, je ne pars pas…

— Vous ne partez pas ?

— Non, on m’a envoyé en France pour y accomplir une mission précise. La fatalité a voulu que je fasse un tas de travaux certainement très utiles, mais pas celui qui m’était commandé, je reste pour l’exécution de ma mission.

— Ce n’est pas prudent ; après un cirque pareil, vous devez être salement repéré…

— Sans doute, mais plus la partie est périlleuse, plus la victoire est belle.

Il hoche la tête.

— Comme vous voudrez, murmure-t-il. Comme vous voudrez, San-Antonio. Je vous apporterai toute l’aide qui est en mon pouvoir.

— Merci.