— Eh ben ! Un peu de plus…, fit-il gentiment.
— Vous m'excuserez, dis-je.
Je n'avais plus envie de me gratter.
Mon compagnon reprit sa place sur les caisses. Et de nouveau j'eus son gros pantalon sur le visage. La cendre de nuit recommença à pleuvoir. Ma démangeaison revint.
— Ça va, me dis-je fermement, je deviendrai fou, mais je ne me gratterai plus.
Alors elle me laissa un peu en repos.
Le maçon flanquait de grands coups. Il hurlait à chaque fois : « Tiens ! Vache. Tiens ! Salope. Tiens ! Fumier… »
Et ses pieds sentaient de plus en plus, et ses deux jambes infinies me chuchotaient son effort.
* * *
Souvent j'ai évoqué la scène, je ne parvenais pas à l'ordonner. C'était une réalité passée qui tournoyait dans mon souvenir. Maintenant qu'elle est écrite, revécue en quelque sorte, je me sens délivré. Non ! non ! non ! je ne suis pas un assassin…