Il goba un baiser machinal sur la bouche de Barbara et serra la main fluide de Maurice.

— Bonjour, c'est gentil d'être venus. Il ajouta malicieusement en se tournant vers le jeune homme : Vous avez encore de la famille qui vous encombre ?

— Sans blague ! Dis donc, Barbara, il en a de l'esprit, ton copain. Tu m'avais caché ça.

— Oh, ça suffit, s'écria la jeune femme, on n'est pas venu ici pour se tirer la bourre…

Ils choisirent chacun un siège. Jango s'enferma dans une réserve méprisante tandis que Maurice commençait à promener sur le mobilier un regard appuyé et narquois.

— Dites, les bonshommes, attaqua Barbara, si vous continuez à faire cette tête, j'attrape mon chien et je m'en vais.

— Ton chien, rétorqua Maurice, de la façon dont il gémit, je devine qu'il meurt d'envie d'arroser le jardin de Monsieur. Tu ferais bien de lui enlever sa laisse et de lui ouvrir la porte…

Barbara fit ce que Maurice lui conseillait. Le chien bondit au-dehors en aboyant.

— Il est content, dit Jango. C'est un chien rigolo, comme tes poissons…

— Tu es gentil, remercia Barbara.