Je fous un coup de Klaxon prolongé et il ouvre le double vantail de bois. J’entre avec la carriole dans le hangar. La nuit est épaisse comme du goudron et les promeneurs éventuels ne peuvent voir qu’il s’agit d’une bagnole allemande.
Je sors le paquet de la voiture.
Thierry a repris ses sens et il fait une drôle de trompette.
— Bourgeois, dis-je, je vous présente le fameux Thierry.
Mon compagnon serre les poings.
— Crapule, grince-t-il.
— C’est aussi son nom, convins-je.
Je délie les flûtes du doryphore et je l’entraîne vers le fond de l’entrepôt.
— On peut disposer d’une de ces chaises ?
— Bien sûr, opine Bourgeois.