Il est frémissant comme une biche nubile.
— À bientôt.
— À tout à l’heure, fais-je.
Il s’éclipse.
Nous demeurons seuls, Thierry et moi.
— Eh bien voilà, lui dis-je. Il ne me reste qu’à souhaiter que tout marche bien. Nous avons joué le jeu, toi et moi, c’est la guerre, pas ?
Il serre les dents, sa mâchoire se crispe.
— On se serait connus en 38, on aurait peut-être fait une paire d’amis, si on avait la possibilité de se rencontrer en 58, on le deviendrait.
— Français, hé ? fait-il. Vous êtes une bande de bavards larmoyants.
Je passe outre son interruption.