— Oui, il faut que je vous dise : Jane Spuken notre collaboratrice s’est suicidée ce matin, au cours d’un interrogatoire, en sautant de la fenêtre du troisième étage.
Je frémis en pensant que cet incident que nous ignorions aurait pu tout compromettre.
— Après quelques hésitations, l’officier de garde est allé me chercher une autre prisonnière. Vous le voyez, notre intervention aura sauvé la vie d’une inconnue.
Je m’avance vers le groupe des libérés et quelle n’est pas ma stupeur lorsque je découvre que la femme libérée par erreur n’est autre que l’infirmière qui veillait la môme-caméra à l’hosto de La Panne.
Elle me reconnaît itou et ouvre grand ses cocards.
— Mais… mais, bégaie-t-elle.
— La même surprise au carré, je lui fais. Comment se fait-il que vous vous trouviez dans les mains de la Gestapo de Bruxelles, charmante infirmière ?
Elle se renfrogne.
— C’est à cause de vous, me dit-elle.
— À cause de moi ?