— À la bonne heure.

Elle est charmante, cette petite. Ça n’est pas une beauté excitante comme Laura, mais elle dégage un certain charme.

Elle est saine comme une pouliche, pudique, timide… Vous comprenez, on ne peut espérer lui faire accomplir des exploits sensationnels, ni lui donner de la jugeote, mais ce qui séduit en elle, précisément c’est sa candeur naïve.

Nous trouvons le jardin du presbytère et la clef s’adapte dans la serrure de la porte de bois qui y donne accès de la rue.

Le pavillon est à main droite en entrant. C’est une cabane de deux mètres sur quatre où sont entreposés des branchages, de la paille, des outils, des sacs vides…

J’y déniche un morceau de bougie. Nous sommes champions dans cette cahute.

Nous avalons les provisions, puis je fabrique un lit dans la paille avec les sacs.

— Ça ne vaut pas une chambre à l’Imperator, dis-je à Thérèse, mais c’est préférable à un bat-flanc de cellule…

Elle se couche sans faire de manières.

— Tu permets que je fasse dodo dans la même niche ?