— Oui.
Elle a répondu dans un souffle.
Je m’allonge contre elle. Elle a la respiration saccadée d’une fille oppressée.
— Tu n’as pas l’air de respirer normalement, je lui dis. Ça doit venir de ton soutien-gorge qui est trop serré.
Je dégrafe son corsage. Elle ne bouge pas. Je palpe ses flotteurs. Drôle de surprise : elle a une confortable paire de roberts, pas aussi gros que l’ampleur de son corsage ne me le faisait supposer, mais fermes comme des pommes. C’est chaud, c’est doux comme un nid de tourterelles.
Thérèse se met à roucouler, toujours comme une tourterelle.
Je deviens colombophile, les gars !
Troisième partie
CHAPITRE XX
Il fait encore nuit lorsqu’un bruit insolite me fait sursauter. Un pas s’approche de la lourde du pavillon. Je me mets sur mon séant, le pétard à la main.