Je suis prêt à tout.
Un heurt discret à la porte.
Une voix, celle de Bourgeois :
— Commissaire !
Je vais lui ouvrir. Il est tout frileux, il sent le mouillé comme un chien de chasse et il a des paillettes de givre dans sa moustache.
— Ah, mon cher ami, murmure-t-il, je suis diablement embêté. J’ai eu l’occasion de faire partir mes hommes et j’ai sauté dessus, car la ville est en effervescence.
— Bien, et alors ? qu’est-ce qui ne tourne pas rond ?
— Le boulot.
— L’eau lourde ?
— Non, au contraire, de ce côté c’est O.K. Mes collaborateurs étaient parvenus à repérer la péniche qui la transportait et j’ai envoyé, hier au soir, un message radio à Londres. À l’heure présente il doit y avoir un bombardement soigné sur Ostende !