— Non. Nous verrons sur place.
Après des adieux rapides aux deux femmes nous partons.
Bourgeois est au volant. Il connaît la ville comme sa poche.
— L’ambassade d’Italie, c’est cet hôtel particulier brillamment éclairé, là-bas, me dit-il :
— D’ac. Arrêtez-vous ici et attendez-moi !
Je descends de l’auto et je passe un imperméable par-dessus mon smoking. Je mets le pétard de 9 mm que mon ami belge m’a apporté comme supplément d’artillerie et je coiffe un chapeau mou cabossé.
— Où allez-vous ?
— En reconnaissance. Ce n’est parce que nous sommes bien fringués qu’on nous ouvrira grandes les lourdes. Nous devons trouver une voie d’accès moins importante…
Je m’éloigne en direction de l’ambassade. Depuis le trottoir d’en face, j’aperçois un hall illuminé avec des plantes vertes, des drapeaux, des gardes en grande tenue… M’est avis que c’est pas par cet orifice que nous pouvons introduire notre rognure.
Je poursuis ma route. Il y a des plantons aux quatre coins du bâtiment. Plus une patrouille qui tourne autour. Ces mecs sont bien gardés, y a pas.