Je contourne l’immeuble et j’aperçois une porte de service sérieusement gardée, elle aussi. Des larbins entrent et sortent par là. J’aperçois même un gros cuisinier rital qui fume une cigarette en discutant avec l’un des factionnaires. Cela me donne une idée. Je retourne à la voiture.
— Alors ? me demande Bourgeois. Nous pourrons pénétrer dans la place ?
— Oui, j’espère ; mais il nous faudrait une caisse de champagne.
— Sans blague ?
— Je vous le dis.
— Retournons chez la mère Broukère.
Nous y cavalons. La grosse nous laisse prendre la caisse demandée.
— Ça me fait mal aux seins de penser que nous serons obligés de laisser cette bonne camelote sur place.
— Il faut bien faire des sacrifices ! soupire-t-elle. Prenez bien garde, mes petits…
J’adresse un clin d’œil à Laura, et nous voici repartis.