— Pousse la porte ! ordonne une voix sèche.

J’obéis.

Nous pénétrons tous les trois (le type qui me tient en respect, son feu et moi) dans une pièce qui ferait les délices d’un metteur en scène réaliste. Ça pue le moisi par ici. Les murs sont tapissés d’un affreux papier jaune prostate qui part en languettes semblables à des copeaux de bois.

L’ameublement se compose d’une table et de deux chaises.

— Assieds-toi ! me dit l’homme.

Je m’assieds.

C’est alors seulement qu’il se montre. Il s’agit bien de l’homme au pardessus à carreaux, ainsi que je le supposais.

— Bonsoir, murmuré-je cordialement.

Il n’a pas l’air de goûter la plaisanterie.

— Baisse la tête, ordonne-t-il.