— Alors, vous vous apprêtiez à sortir ?

— Oui.

Je palpe son pardessus.

— Vos fringues sont mouillées. Il y a des gouttières dans le bureau ?

— Mais…

Je l’écarte et pénètre dans le burlingue. Un large tapis en occupe le centre, mais le parquet ciré déborde tout autour. Je constate que des marques de chaussures laissées par les godasses humides du domestique sont visibles. Elles vont du coffre à la porte d’entrée ; comme si le valet de chambre était sorti de la caisse d’acier au lieu de s’y diriger. À moins qu’il n’y soit allé à reculons, ce phénomène est inexplicable.

J’examine le coffre. Pas le coffre lui-même, mais ses contours. Je m’aperçois qu’il n’est point scellé dans le mur ; mais encastré dedans.

Je me retourne vers le petit groupe que forment mon collègue et les deux domestiques.

— Ce coffre masque une issue, dis-je. J’aimerais connaître la combinaison permettant de dégager l’ouverture.

— Je ne sais pas ce que vous voulez dire, affirme le valet de chambre.