Le chauffeur revient.
— C’est fait.
— Qu’est-ce qu’il a dit le gardien ?
— Rien. Il s’est taillé en courant comme s’il voulait battre le record du monde.
— Gi. Maintenant, charrie-moi rue des Abbesses.
- :-
Ferdinand habite un petit studio au-dessus d’un bistrot : le « Toto’s bar » où il consomme son litre de pastaga quotidien.
Le patron est justement devant sa lourde, à regarder tomber la pluie.
C’est un gros zigue d’Auvergnat qui boit chaque jour autant de perniflard qu’en consomme en un mois le département de la Seine et qui sucre les fraises comme un marteau pneumatique. Je le connais parce que c’est dans son estanco que je débarque lorsque j’ai besoin de me rencarder sur un foie-blanc quelconque.
Quand il parle, ça fait comme lorsqu’on brasse du mortier avec une truelle. Comparé à lui, Gabriello s’exprime mieux qu’un mec du Français.