— Ce n’est ni de l’anglais, ni de l’allemand, ni du russe, ni de l’italien…, assure-t-il.
Je le regarde avec admiration. Il parle une flopée de langues ; comme dit l’autre, il est polygone, car il habite Vincennes.
— Il faudra faire auditionner cet enregistrement à Strauss et Bonnet, ordonne-t-il au gars du labo. Ils possèdent à eux deux vingt-trois langues, c’est bien le diable si nous ne pouvons traduire ces mots.
— Je souris…
— Vous savez, chef, ils sont faciles à deviner : vu les conditions au cours desquelles ils ont été prononcés. Sans doute la poulette appelait-elle sa maman…
Bon, poursuivons…
Nous auditionnons la suite. Ce sont des bruits caractéristiques sur lesquels ma pudeur native m’interdit de m’étendre. Puis on entend un heurt répété. Une voix étouffée dit : « Monsieur Maubourg, s’il vous plaît, au téléphone pour une chose urgente. »
Ça, je le comprends, c’est la mère Tapedur qui vient prévenir le don juan.
On entend encore une exclamation étouffée. Le gars à l’air salement emmouscaillé d’être interrompu dans son exercice de main à main.
La voix d’Héléna questionne :