— Aucune.
— Tenez-vous à la disposition de nos services…
Elle me jure que oui. Je les salue, elle et ses roploplos.
J’arrive au laboratoire. Le chef m’y attend en rongeant son cure-dents. Lorsqu’il est énervé, ou bien il chante « Les jolis soirs dans les jardins de l’Alhambra », ou bien il se nourrit de cure-dents.
Il regarde mon magnétophone comme s’il s’agissait d’une tortue de mer.
Je l’affranchis sur l’usage que j’ai fait de l’appareil.
— Pas mal, convient-il.
Le type du labo s’empare de la boîte noire, et s’éclipse. Quelques minutes plus tard il nous fait signe d’entrer dans la cabine du son. Ce que nous entendons alors flanquerait de la virilité à un bahut normand.
Le chef, le technicien et mégnace, nous n’osons plus nous regarder. Ce sont des gloussements, des soupirs, des petits cris, des râles… La môme aimait mieux ça que la pêche au lancer léger ! Elle a dit des mots égarés et certains de ces mots sont dans une langue étrangère.
Le chef prête l’oreille et se fait repasser plusieurs fois ces passages.