Cette voix, c’est celle de Schwartz.

Comme je ne déteste pas épater les pieds nickelés de son genre, je me secoue.

— Et comment que je récupère, mon bon Schwartz…

Épaté, il l’est vachement, le frangin.

Il siffle un brin entre ses croques et murmure :

— Eh bien ! vous avez l’air à la page, vous !

La vanité est un puissant levier. Je me sens ragaillardi.

Péniblement, je me redresse et m’adosse à la banquette.

— Pas mal manœuvré, dis-je. Je suppose que vous m’avez observé pendant mon séjour dans votre honorable établissement ? Vous avez vu que je parlais à la souris du vestiaire. Vous l’avez questionnée ; elle vous a avoué que j’allais l’attendre dans sa carrée, et vous avez organise une gentille fuite de gaz ? C’est cela, hein ?

— Exactement, admet-il.