— San Antonio ! Déjà de retour !

Je lui en serre cinq.

— Il ne s’agit que d’un petit raid, je reprends l’avion pour Nice tout à l’heure, mon bon. Ce soir, je dîne dans le monde.

— Et qui me vaut la joie de vous revoir ?

— C’est toute une histoire.

Il m’envoie une bourrade.

— Comme d’habitude, hein ? Sacré farceur !

Il ordonne à ses poulets d’aller mettre au frais son loustic et il me fait signe de poser la partie de mon individu destinée à cet usage sur son fauteuil tournant, tandis que lui-même s’assied à califourchon sur une chaise.

— Alors ?

En détail, je lui relate l’attentat dont j’ai été victime cette nuit.