Brusquement, elle se calme.
— Tout ça n’est pas raisonnable, fait-elle d’un air abattu.
— Tiens, tu débarques !
— Soyons sérieux, objecte-t-elle, je sens bien que pour moi la partie est perdue, je suis à votre merci.
Ce calme soudain sent l’orage, comme lorsque le vent s’arrête brusquement de souffler. Je fais semblant de tomber dans le panneau.
— Tu as l’air de te calmer, Else, et ça ne me débecte pas, attendu que je préfère discuter gentiment. Dis-moi où sont les plans et tu n’entends plus parler d’un ouistiti qui se tient devant toi avec ses poches bourrées d’arguments de valeur.
— Mince alors, dit-elle. J’aimerais tout de même récupérer un peu sur cette affaire. N’y a-t-il pas moyen de transiger ?
Je hausse les épaules.
— Allons, ne mégote pas. Je t’offre ta peau et ta liberté en échange des plans, il me semble que je suis réglo.
Else fait les cent pas dans la cabine, les sourcils froncés. Je ne m’aperçois de rien, bien que je ne la perde pas de vue et je suis drôlement marron quand j’entends frapper à la porte, en même temps qu’une voix questionne :