— Tiens, vous savez mon nom ! s’exclama-t-elle.

— Et comment ! Ton petit pote me l’a appris. C’est la seule chose bien qu’il ait dite, du reste.

Elle rougit presque.

— Ça c’est gentil ! murmure-t-elle.

Je m’approche un peu plus d’elle et je joue ma grande scène du deux.

— On sait causer ! Alors, belle de nuit, qu’est-ce que je vous offre ?

Elle recommande un gin-fizz.

Je parcours sa géographie du regard et je murmure :

— Je sens qu’on peut faire des bêtises pour une fille…

Vous parlez si elle est flattée. Elle se tortille comme un type qui serait assis dans l’autobus en face de son percepteur. Et surtout n’allez pas penser que je m’emballe pour Julia. Le jour où une fille comme ça fera son baluchon et viendra s’installer dans mon petit cœur, vous pourrez être certains que les pyramides deviendront les succursales des Galeries Barbès.