Je leur parle de l’histoire du code.
— À mon avis, déclaré-je à mon auditoire, c’est lui que la belle Else venait chercher dans le tiroir-caisse, et je suis presque persuadé que c’est à cause de lui que le tôlier a été descendu.
— Vous croyez ? questionne l’ambassadeur.
— Il me semble que c’est une explication plausible. Non ?
— Ma foi…
— Ce que j’aimerais connaître, c’est le rapport existant entre le patron assassiné et la bande, et surtout comment un simple tenancier de bistrot pouvait détenir une partie des documents.
Le comte Sforza caresse sa barbiche amoureusement. L’ambassadeur bouffe avec appétit les petites peaux mortes qu’il a autour des ongles.
— Est-il indiscret, murmure-t-il, de vous demander si vous avez un programme ?
— Un programme, Monsieur l’Ambassadeur ! Mais j’en ai deux : le premier, essayer de retrouver cette saloperie de code, je suis payé pour cela. Le second, c’est de mettre la main sur l’enfant de vipère qui a poignardé le consul de Naples, et, aussi vrai que Paris se trouve dans le département de la Seine, je lui ferai payer son meurtre. Je vous donne ma parole que lorsque je remettrai ce rascal à la police, il sera tellement en compote que les flics le rentreront dans sa cellule avec une pelle et un seau.
— L’enquête, elle suivra son cours normal, prévient Sforza, cependanté, si indépendamenté del recherches effectuées par la police officielle vous avez besoin d’aide, dités-le.