Arrivé devant l’entrée de la grande maison, je me précipite dans le couloir. Je demande le bureau de Favelli, que je n’ai pas encore vu. Il s’y trouve en compagnie de Baudron. C’est un petit Corse à l’air pas commode et qui a les épaules aussi larges qu’un bahut normand. Baudron fait les présentations.

— Très heureux, me dit Favelli. Alors, où en êtes-vous ?

Je vide le contenu de ma poche droite, et tends l’écouteur téléphonique à mon collègue.

— Faites relever les empreintes qui se trouvent là-dessus et vérifiez aux dossiers si, par hasard, vous ne connaissez pas leur propriétaire.

Je m’assieds sur un coin du bureau.

— Entendu !

— Avez-vous du nouveau au sujet des trois loustics de la falaise ?

— Peut-être bien que oui, et peut-être bien que non, gouaille-t-il.

J’attends ses explications.

— À deux kilomètres de l’endroit où vous avez failli vous faire assaisonner, poursuit Favelli, se trouve un petit embarcadère appartenant à un club. Dans cet embarcadère se trouvent des hangars nautiques abritant des canots à moteur. Or, cette nuit, la porte de ces hangars a été fracturée et une des embarcations volée, vous pigez ?