A Denis et Marcel Maurey, en souvenir de tout le sang que j’ai répandu chez eux. Amicalement. S. A.
PREMIERE PARTIE
CHAPITRE PREMIER
Ne commencez jamais une journée en allant au centre de chèques postaux
Au moment où je vais franchir la porte, Félicie, ma brave femme de mère, me demande :
— Qu’est-ce que tu fais, ce matin ?
Comme c’est la plus discrète des daronnes, j’en déduis que si elle me pose une question comme celle-là, c’est qu’elle a quelque chose à me demander.
— Je ne sais pas, réponds-je d’un ton maussade, car je ne peux décemment pas lui dire que j’espère me farcir la petite bonne du pavillon d’à côté…
Et j’ajoute, parce que je ne puis faire autrement :
— Pourquoi ?