La môme Isabelle possède-t-elle le don d’ubiquité ? Sinon, comment pouvait-elle séjourner ici et simultanément à Paris ?

La voisine de Parieux, sa concierge, le restaurateur d’en face n’affirment-ils pas qu’elle venait chaque jour chez son amant ?

Il faudrait donc conclure…

Et puis, non, il ne faut rien conclure… Ce serait vraiment prématuré…

Je monte au premier ; rayon des chambres. Je trouve celle de la grognace. Pas marle : il y a une coiffeuse chargée d’objets de toilette et une penderie pleine de robes.

Sur la coiffeuse je repère un paquet de cigarettes turques. À côté, il y a un briquet en plaqué or portant un G en initiale.

G n’ayant jamais été la première lettre d’Isabelle, ni celle de Bourgeon, ni celle d’Étienne prénom du docteur, je me dis qu’il appartient à une troisième personne et je l’empoche.

Par la même occasion, j’empoche itou le paquet de cigarettes turques.

J’en suis là de mes investigations lorsqu’on cogne à la porte. Je vais à la fenêtre et je découvre sur le perron un grand type de péquenot à la moustache rousse, coiffé d’une casquette et armé d’un fusil de chasse.

— Que voulez-vous ? demandé-je.