Mon premier soin, en débarquant à Paname, c’est de me précipiter au 120 du boulevard de Courcelles, afin de voir Jo. Si Jo est visible, il y a de fortes chances pour que ma douce Isabelle ait passé l’armé à gauche.
La concierge pachyderme est devant sa loge, appuyée sur un balai qui ne lui a jamais servi que de support.
Elle me regarde entrer avec un air bovin qui m’attendrit.
— Alors, maman, je lui dis, on est d’attaque à ce que je vois.
— Humf ! fait-elle.
Traduisez ça comme vous voudrez.
— Jo est-il là-haut ?
— Oui…
J’ai un petit pincement au palpitant. Donc je ne connaîtrai jamais Isabelle.
— Dites-moi, je parie qu’il a découché, cette nuit, hein ?