Je me penche sur Bougeon.

— Il est mort, hein ? dis-je à haute voix.

André vient me rejoindre.

— Oui, dit-il…

Alors je me fous en rogne pour la dix-millième fois.

— Le salaud ! hurlai-je, sans le moindre respect pour le mort. Il aurait pu parler un peu avant de s’envoyer dehors ! Venir se faire péter le but devant les flics c’est de la provocation, ça ! J’aurais des actions chez saint Pierre, je lui en ferais choper pour cent mille ans de purgatoire de plus !

— Pourquoi diantre a-t-il agi ainsi ? demande André.

— Ah ! si je pouvais le savoir… Je suppose qu’il a été commotionné en nous trouvant chez lui… Il devait en avoir sur la patate et il a compris que tout était foutu…

— Il y a aussi une chose, murmure le légiste.

— Et laquelle ?