— Après, nous avons regagné ma voiture, il m’a remis la somme… À ce moment, j’ai vu qu’il était près de midi et que j’avais raté un rendez-vous important avec un client de province… Je me suis excusé et suis allé au bureau de poste qui se trouve à l’autre extrémité du bâtiment des Postaux. J’ai attendu pour la communication, car je demandais la province… la banlieue de Rouen… pour être précis. J’ai parlé longtemps, puis je suis retourné à ma voiture… Il y avait un rassemblement autour… L’agent en faction m’a expliqué ce qui venait de se passer.

Il se tait et me regarde d’un air de me dire : « C’est tout ce qu’il y a pour votre service ? »

— Vous pouvez me donner votre adresse ?

Il se fouille, ouvre son portefeuille :

— Excusez-moi, monsieur le commissaire, je n’ai pas de cartes sur moi.

Il s’empare d’un petit coin d’enveloppe et écrit quelques lignes.

Je lis : « Parieux, 20, rue Chaptal. »

— Merci…

Je glisse le coin d’enveloppe dans mon portefeuille.

— Eh bien ! voilà, fais-je, dans mon style le plus rondouillard ; maintenant, cher monsieur, il ne me reste sans doute plus qu’une petite question à vous poser… pour aujourd’hui…