— Voulez-vous dire que…
— Oui, il est mort. Vous ne lisez donc pas les journaux ?
— Très rarement…
Il ne paraît pas surpris outre mesure. Il est vrai qu’un toubib n’est jamais surpris par le clabotage d’un de ses clients. Ce serait plutôt le contraire qui les épaterait !
— Puis-je vous entretenir un instant ? demandé-je en produisant ma carte.
Il y jette un rapide coup d’œil et son expression d’ennui s’accentue.
— Entrez ! dit-il.
Nous nous installons dans son salon d’attente aux fauteuils ravagés.
— Ludovic Balmin est mort hier, un peu avant midi… Il est mort sur la voie publique, et ce dans des circonstances qui ne sont pas très claires, encore que le médecin légiste ait conclu à la mort naturelle…
— Eh bien ! alors ?