— Il veut savoir qui vous êtes…

— Répondez-lui que je suis un enquêteur français, que je travaille pour une compagnie d’assurances susceptible de le dédommager…

Elle bonnit tout ça au demi-bosco. Ça n’a pas l’air de l’exciter outre-mesure. Je croyais que l’appât du gain le mettrait en train, mais mes choses ! Il est méfiant comme une fouine. Je n’aime pas son œil fuyant, non plus que le reste de sa personne.

Il baragouine encore une demi-douzaine de syllabes.

J’interroge Grace du regard.

— Il dit que vous n’avez qu’à vous adresser à la police anglaise pour avoir communication du dossier où sont consignées toutes ses dépositions…

J’enrage. Si au moins nous parlions la même langue, lui et moi, j’aurais vite fait de lui sortir ses quatre vérités, en admettant qu’il en ait quatre à ma disposition.

Je force le ton pour qu’au moins il pige bien que je suis en renaud.

— Dis à ce peigne-cul que s’il ne veut pas parler, je reviendrai en compagnie d’un inspecteur du Yard… Dis-lui également que, s’il a des doutes, il peut téléphoner à l’inspecteur chef Brandon qui doit se trouver présentement à l’auberge du « Lion Couronné » à Northampton… C’est lui qui était chargé de l’enquête…

J’attends les résultats de la traduction.