Cette affaire nécessite une sacrée bougeotte, vous ne trouvez pas ?
Le Stone qui connaît Higgins se prénomme Arthur. C’est joli sur une plaque de cuivre ; ça fait noblesse déchue.
J’appuie sur le timbre.
L’immeuble est confortable. Un domestique au gilet rayé vient nous ouvrir.
— Nous sommes attendus, lui dit Grace.
L’autre s’incline.
Quatre minutes plus tard, après une courte halte dans une antichambre somptueuse, le larbin nous introduit dans un bureau un tout petit peu plus grand que le Cirque d’Hiver.
Un vieil homme chauve se tient derrière un secrétaire d’acajou. Il nous regarde d’un air surpris.
— Parlez-vous français ? je questionne à bout portant.
— Oui, me dit-il sans sourciller. Pourrais-je savoir à qui j’ai affaire ?