Les gonzes demandent qui est Higgins ou lui font répéter le nom.
Elle donne un hâtif signalement de l’homme aux cheveux gris et mentionne l’Hillmann rouge. Quand elle est bien sûre que le Stone du moment ne connaît pas le locataire du sinistre pavillon, elle s’excuse et raccroche.
Le manège dure un bon bout de temps au huitième, un zig à la voix nasillarde (je tiens l’écouteur) demande qui est à l’appareil.
— Une amie d’Higgins. Je voudrais vous voir.
— Pourquoi ?
— C’est privé.
— C’est bon, arrivez !
Lorsqu’elle m’a traduit ces quelques répliques, je jubile vachement.
Remarquez que je me fais une fausse joie sans doute, mais j’aime bien avoir du nouveau dans une enquête, c’est, au fond, comme une maison que l’on construit moellon par moellon.
Nous voilà partis.