Un voile passe sur ses yeux. Il a un sourire amer.
Et il me bonnit une brusque tirade en anglais. Comme je n’y entrave que pouic, je hausse les épaules.
— Te casse pas la nénette, fiston, je murmure… J’ai jamais été doué pour les langues étrangères…
Il reste le bec ouvert.
— Vous êtes Français ?
— Aussi Français que des gars qui s’appellent Durand depuis cent seize générations !
Il hausse les épaules.
— L’administration pénitentiaire britannique fait décidément bien les choses, murmure Rolle. Elle offre des aumôniers d’importation à chaque étranger qu’elle va mettre à mort.
Il n’a pas l’air de se laisser abattre, le garçon. C’est un mec courageux et qui saura crever gentiment.
Je me dirige vers son lit et je m’y assieds.