— Monsieur Standley, avez-vous encore en votre possession la lettre de démission de cette jeune fille ?

— Certainement.

— Puis-je vous demander de me la montrer ?

Il fait un signe affirmatif et s’éloigne dans son arrière-boutique. Tandis qu’il est absent, j’examine l’endroit. La « Pharmacy » est vieille comme les rues. Il ne doit pas y avoir lerche de clients dans ce magasin. Les rayonnages sont poussiéreux, les bocaux sont constellés de chiures de mouches…

— Now, dit le goitreux, voilà la lettre.

Je me saisis du papelard et alors je rigole. Comme un gland je m’imaginais qu’elle était écrite en français. Inutile de vous dire que je ne pige rien de rien à cette missive.

— Puis-je la conserver ? je demande.

— Sorry, répondit-il, mais c’est une pièce dont je ne puis me dessaisir puisqu’elle m’apporte la démission de mon employée…

— Parfait. Mais gardez-la précieusement. Il se peut que la police anglaise vous la demande un de ces jours…

Il opine du bonnet.